Une rapide Présentation.

Un fait marquant relie cette rivière à sa consœur, la rivière à Mars. Il s’agit du terrible déluge de juillet 1996. Les forces de la nature s’étaient alors déchaînées, détruisant plusieurs secteurs tout en affectant de nombreuses fosses.

Les années qui suivirent servirent à stabiliser les fosses affectées. Aussi, depuis ce temps, plusieurs ensemencements ont été effectués dans le cadre du programme de restauration des populations après le déluge. De nouvelles structures ont vu le jour, notamment dans le secteur 4.   

La rivière Saint-Jean-du-Saguenay est localisée dans le versant sud-ouest du fjord du Saguenay. Avant de s’écouler sur 37,7 km, elle aura pris sa source dans le lac Brébeuf, au cœur des montagnes laurentiennes, pour rejoindre le fjord à la hauteur du splendide village de L’Anse-Saint-Jean.

L’une de ses grandes qualités est d’avoir un débit moyen de 16 m3/s, ce qui est important compte tenu de la grosseur de la rivière. En période de crue, ce débit peut aller jusqu’à 200 m3/s. Un fond de cailloux et de galets donne une couleur brune à l’eau de la rivière. Seulement 10,5 km de rivière sont accessibles à la pêche au saumon et uniquement la pêche à gué s’y pratique. De plus, toutes les fosses sont accessibles en voiture.

La rivière compte 52 fosses réparties en trois secteurs contingentés et deux secteurs qui ne le sont pas. Les secteurs 1 et 2, d’accès illimité, comprennent les 27 premières fosses depuis l’embouchure. Le secteur 3, quant à lui, comporte huit fosses et le 4, sept fosses. Il y a bien un secteur 5, mais seule la pêche à la truite y est permise et il est contingenté à 18 pêcheurs.

Sir William Price y créa un club privé en 1859, l’exploitation de cette rivière est donc plus que centenaire. La rivière Saint-Jean-du-Saguenay reçoit des saumoniers qui ne tarissent pas d’éloges à l’endroit de ses rapides, remous et « cirés ». Elle est blottie entre les montagnes qui bordent le fjord du Saguenay et confère au paysage des allures des plus pittoresques. Le statut de zec lui a été accordé en 1994 et sa gestion a été confiée à la Corporation de gestion de la rivière Saint-Jean–Saguenay (CGRSJS).

Outre le saumon atlantique, on trouve principalement 4 espèces dans le bassin de la rivière Saint-Jean : la truite de mer, l'omble de fontaine, le naseux des rapides, le meunier rouge et l'anguille d'Amérique.

Historique

La rivière Saint-Jean est exploitée sur le plan salmonicole depuis plus de 150 ans. En 1843, les premiers habitants, installés à l'embouchure de la rivière, ont pêché entre 400 et 500 saumons.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, un barrage situé en face de l'église de L'Anse-Saint-Jean concentre 80 % de l'exploitation du saumon dans la partie en aval. L'automne venu, les saumons retenus en aval sont relâchés vers les sites de frai, en amont.

En 1986, un incident relié à la gestion de la centrale construite en 1957 par la Coopérative de L'Anse-Saint-Jean gonflera d'abord, puis asséchera presque totalement la rivière. Cet incident, par la mobilisation de la population qu'il a entraînée, a contribué à la valorisation de la ressource salmonicole. La formation de la Société de développement de la rivière Saint-Jean est certes liée à ce mouvement. En 1994, la gestion de l'exploitation de la ressource a été confiée à la Corporation de gestion de la rivière Saint-Jean–Saguenay (CGRSS).

Le déluge de 1996 a affecté plusieurs secteurs de la rivière et depuis ce temps d'importants aménagements ont été effectués afin de stabiliser les berges et revitaliser les fosses affectées. Pour tenter une amélioration de la ressource, des ensemencements sont effectués depuis 1997 dans le cadre du programme de restauration des populations après déluge. Nous avons installé en 2001 une nouvelle passerelle dans le secteur de la chute et deux gazébos le long de la rivière. En 2002, nous avons finalisé les aménagements de la chute en y ajoutant des panneaux d'interprétation du saumon et un sentier pédestre.




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